Preview : Final Fantasy Crystal Chronicles - Gamecube

Final Fantasy  Crystal Chronicles - Gamecube
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In the name of Square Soft ! L’arrivée prochaine de Crystal Chronicles est symbolique d’un renouveau total, marquant au passage le retour de l’éditeur sur une console Nintendo. Doit-on s’attendre à un volet original, marginal, décalé ? Le premier épisode NGC de la prestigieuse saga se rapprochant pas à pas, il est grand temps de faire le point sur ce qui attend le joueur.
Magique série que celle des Final Fantasy. A n’en pas douter l’une des plus célèbres au monde, sa notoriété n’est en aucun cas contestable. Il ne faut pas oublier non plus qu’avant l’hégémonie engendrée par l’épisode 7 sur PS, d’autres volets tels que FF6 s’étaient illustrés sur la Supernes. Mais la suite fut plus sinistre : si l’on excepte les quelques jeux de Squaresoft parus sur GBA (FFT Advance non compris car trop récent), les deux firmes semblaient en froid depuis un bon moment. Crystal Chronicles constitue donc la preuve de leur nouvelle entente, peut-être la seule et unique sur la 128 bits actuelle ; mais le fait est là : un soft nouveau portant le nom sacré des Final Fantasy s’apprête à sortir. Et je ne risque pas de le laisser s’échapper, au péril d’être rebuté par son brutal changement de registre.

Les grandes lignes du scénario

Le titre du jeu l’implique, l’histoire s’axe cette fois-ci autour des « Cristaux ». Il s’agit en fait d’un scénario relativement simple : le monde a autrefois été victime d’une attaque biologique qui, sous forme d’émanations fortement toxiques, a décimé une partie de la population. Bien que dépassés dans le temps par la rapidité d’exécution de ces vapeurs, certains scientifiques sont parvenus à créer des cristaux capables de les contenir. Seul bémol, les cristaux en question ne sont pas éternels et nécessitent d’êtres rechargés par ce qu’il y a de plus rare dans le monde : l’eau de Mirura. La moindre goutte qui en est issue fait office de Messie ! On trouve cette eau dans les arbres du même nom, logiquement très rares eux aussi. L’objectif principal de cette très longue quête consistera donc à trouver les gouttes de Mirura et à revitaliser les cristaux, pour éviter toute catastrophe. En ce qui concerne les héros de l’aventure, ils ne sont plus « prédéfinis » comme avant. Un vaste panel s’offre au joueur (quatre classes différentes), suivant des thèmes différents : humanité, nature, animalité, etc. Je ne peux pas vous dire exactement comment influe chaque type de classe sur la manière de jouer, mais s’il y a plusieurs espèces, elles ont forcément des aptitudes distinctes. Enfin, les ennemis s’avèreront très nombreux et on retrouvera avec joie certains d’entre eux (comme l’indémodable Tomberry), tout à fait typiques et récurrents à chaque Final Fantasy.

La gestion des combats

Son système est tout à fait différent de ce que l’on a pu voir dans les volets précédents. Finis les affrontements au tour par tour, le tout est désormais intégralement en Temps Réel (A-RPG à la manière d’un Kingdom Hearts, même si la comparaison peut paraître audacieuse). On a hâte de voir le résultat d’une telle innovation ; de plus, le multi-joueurs est désormais accessible et même conseillé : jusqu'à quatre joueurs peuvent participer à l’aventure, autant dire que ça reste beaucoup plus fun que de vivre l’expérience avec trois protagonistes contrôlés par le CPU. Le personnage choisi par un joueur au départ restera le même pendant toute l’aventure, aucun autre choix ne sera proposé par la suite. En ce qui concerne les déplacements, les quatre personnages devront bien sûr avancer à chaque fois dans le même écran. Pour rendre l’opération plus simple et disciplinée, la « zone d’effet du cristal » est créée de telle sorte qu’il est interdit d'en sortir, sous peine de le payer très cher. Les combats en temps-réels permettront l’utilisation de coups, combos et magies en tous genres (préalablement gérés dans le menu principal). De multiples combinaisons seront envisageables. Un petit mot sur le fameux Crystal Cage, qui permettra d’emmagasiner toutes les gouttes Mirura récupérées auparavant. Inutile de vous dire qu’il aura sa place auprès de vos plus précieux alliés. Sachez bien avoir recours à ce dernier, et toujours au bon moment. Enfin la GBA pourra aussi être accessible, à des fins purement matérielles.

Une réalisation très prometteuse

En dépit de l’annonce selon laquelle FFCC contenait très peu de scènes en images de synthèse, on ne peut qu’applaudir le travail fourni sur le plan graphique. Le but recherché a été atteint, tout simplement. Tout est vivant, chatoyant, coloré, une atmosphère presque enfantine qu’on peut immédiatement mettre en relation avec le character design du jeu. Non pas qu’il s’agisse de sprites, loin de là, les protagonistes du jeu sont fort joliment modélisés ; mais le style veut qu’ils aient un air naïf, c’est ainsi. Un beau résultat quoi qu’on en dise. En ce qui concerne le gameplay, il y a fort à parier que le nouveau système de combats Temps Réel lui donnera une nouvelle dimension, puisque de bons réflexes seront maintenant sollicités ; l’innovation vient du fait que le système de magie obligera le joueur à jongler entre les deux facteurs, ce qui n’est pas toujours évident. A savoir si le plaisir de jeu en sera affecté… Dans tous les cas, ce n’est pas l’intérêt qui manque. La durée de vie s’annonce également très longue, avec de très nombreuses quêtes et sous-quêtes à la clé. L’univers du jeu semble pour le moins immense et certainement très long à découvrir dans son intégralité, ce qui scotchera les plus accrocheurs devant leur écran pendant des dizaines et des dizaines d’heures. Enfin, je termine par la bande son : m’étant déjà procuré l’Original SoundTrack du titre par des moyens que je n’expliciterai pas, je peux déjà vous assurer que l’ensemble s’annonce de très bonne facture. Certaines mélodies peuvent même se targuer d’être carrément sublimes. Sublimes… un vrai plaisir pour rêveur solitaire.
Final Fantasy : Crystal Chronicles promet beaucoup, oui. Son nouveau système de combats en temps réel en intrigue certainement plus d’un, et il semble difficile de voir comment il pourrait décevoir. Les qualités graphique et sonore sont au rendez-vous, le scénario a tout pour plaire. Reste seulement à savoir si le fait de changer brusquement de registre n’altèrera pas le plaisir de jeu des fanatiques les plus conformistes de la saga. Pourtant, tout semble parti dans la bonne direction.
01 octobre 2003 à 20h25

Par n0nam

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